Journée mondiale de l’environnement 2025 : comment la communication peut réduire son impact plastique

Pollution plastique et communication

Le 5 juin 2025, la Journée mondiale de l’environnement se tiendra à Jeju, en Corée du Sud.
Organisée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), cette édition porte sur un enjeu critique : combattre la pollution plastique.
Depuis sa création en 1973, cette journée mobilise citoyens, entreprises et gouvernements autour des grands défis écologiques.

Pour le secteur de la communication et du marketing, c’est l’occasion de repenser certaines pratiques. Sans prétendre tout révolutionner, il est possible d’agir à notre échelle. Cela passe par des choix de production plus sobres, mais aussi par les messages que nous transmettons. Informer, éveiller, proposer : c’est aussi notre mission.

Parmi les ressources utiles, le Guide de la communication responsable de l’ADEME constitue un appui solide pour intégrer ces enjeux dans une démarche concrète.

Voici quelques pistes pour avancer, sans culpabiliser mais avec lucidité.

1. Réduire le plastique dans les supports physiques

Bâches publicitaires : Le PVC reste la norme, mais plusieurs alternatives existent :

  • Bâches en polyester sans PVC.
  • Toile en PET recyclé ou coton bio.
  • Solutions réutilisables ou compostables.

Supports imprimés :

  • Supprimer les finitions type pelliculage plastique ou vernis UV.
  • Privilégier les vernis à base d’eau, le papier brut ou recyclé (FSC, PEFC).
  • Choisir des imprimeurs éco-certifiés

Packaging & PLV :

  • Éviter les kits plastifiés ou sur-emballés.
  • Utiliser du carton brut, des fibres moulées ou des packagings compostables

2. Repenser les objets promotionnels

Plutôt que d’accumuler les goodies en plastique, pourquoi ne pas miser sur :

  • Des objets utiles et écoconçus : gourdes inox, carnets recyclés, tote bags en coton bio.
  • Des expériences à vivre ou des contenus numériques exclusifs.
  • Des produits fabriqués localement pour limiter l’impact transport.

3. Imaginer des événements durables

Sans renoncer à la créativité, on peut alléger l’empreinte des événements :

  • Prévoir des structures modulables et réutilisables.
  • Opter pour du mobilier issu du réemploi ou en matériaux recyclés.
  • Remplacer les cadeaux en plastiques par des alternatives utiles, végétales ou solidaires.

4. Dématérialiser intelligemment

La sobriété numérique devient aussi un enjeu :

  • Favoriser les contenus légers (PDF compressés, formats courts).
  • Limiter les campagnes de mails massifs.
  • Éviter les téléchargements automatiques.

5. Formaliser ses engagements

  • Mettre en place une charte de communication responsable.
  • Impliquer les équipes, les clients et les partenaires.
  • S’inspirer de labels ou démarches comme FSC, Imprim’Vert, ou encore l’ADEME.

Avancer ensemble

La Journée mondiale de l’environnement nous rappelle l’urgence de modifier nos comportements si nous voulons préserver et donner un avenir à notre planète. La communication peut adopter des gestes simples qui peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Mais elle a aussi la responsabilité de diffuser un message de sensibilisation aux enjeux environnementaux auprès du plus grand nombre plutôt que de céder à l’appel du consumérisme systématique.

Ressource utile : Le Guide de la communication responsable – ADEME